À PROPOS DE NOUS

Muna Cann

Médiateur culturel avec bachelor et master de La Sorbone et travail de curateur. Avec plus de 10 ans d’expérience dans les centres d’apprentissage de l’art.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis une commissaire créative, innovante, pédagogique et pédagogique, avec plus de 10 ans d’expérience dans les domaines de l’apprentissage et de l’éducation des musées d’art, de l’engagement communautaire et des stratégies de médiation, dans l’art et la culture contemporains. Je parle français, anglais et ma langue maternelle est l’espagnol.

Par ma maîtrise en médiation culturelle et en communication de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, j’ai acquis une expérience unique à l’École française de médiation culturelle et artistique, que j’ai appliquée et évaluée dans le cadre d’initiatives à but lucratif ou non lucratif. J’ai également obtenu une maîtrise en histoire de l’art et en conservation de la faculté de philosophie et littérature de l’UNAM.

De 2009 à 2017, j’ai conçu, développé et dirigé le département Éducation et apprentissage du MUAC – Musée universitaire d’art contemporain de Mexico, pendant près de 10 ans. Au cours de cette période, j’ai organisé, conçu, développé, mis en œuvre et évalué le programme primé – MUAC à domicile (MUAC à domicile) avec le prix Ibermuseus dans sa 5e édition (2015). Ce programme est basé sur l’apprentissage par le biais d’art et d’expériences immersives avec des artistes et des œuvres d’art provenant de la collection du musée, exposés dans des maisons d’étudiants, dans des communautés défavorisées de Mexico.

J’ai également créé le programme de bénévolat et de stages chez MUAC, qui compte 150 membres par an, ainsi que Periscopio (Periscope), un outil de médiation multimédia destiné à tous les types de public.

J’ai effectué des recherches sur les visiteurs, évalué et appliqué les résultats de la recherche afin de favoriser la croissance et l’engagement du public.

Depuis 2013, je collabore avec l’artiste contemporain de renommée internationale Gustavo Artigas pour créer Alteragenda, une initiative privée visant à faciliter l’accès à l’art contemporain et à son entourage local par le biais d’expériences immersives, d’activités personnalisées et exclusives, notamment de méthodes pédagogiques créatives.

En 2018, j’ai déménagé à Toronto avec ma famille pour poursuivre mes recherches et travailler sur les stratégies de médiation en art contemporain. J’ai co-créé avec Gustavo Artigas, la société canadienne Art Links Inc.

Gustavo Artigas

Artiste contemporain lauréat d’un prix international, il a participé à d’importantes biennales et spectacles à travers le monde au cours des 25 dernières années. Son expérience canadienne comprend des expositions au Centre des arts de Banff, A-Space, Mercer Union, Le Mois de la Photo à Montréal et Sur Galerie.

www.gustavoartigas.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Fragments de texte de Ximena Berecochea, directrice de ICE: Institute for Creative Exchange, Toronto)

Certains artistes trouvent une expression qui se développe rapidement et reste sur le même chemin créatif. D’autres atteignent une certaine maturité professionnelle, puis innovent et semblent recommencer. Ils expérimentent et prennent des risques en essayant différents itinéraires. Le travail de Gustavo Artigas s’inscrit dans ce deuxième groupe d’artistes. Son travail révèle un processus intéressant. Il s’agit d’un voyage dans lequel vous changez de cap lorsque le territoire visité devient trop conventionnel ou que l’optique personnelle ne trouve plus aucun espace où et comment résonner.

Artigas fait partie d’une génération émergée au Mexique dans les années 90 à la suite d’un groupe de jeunes, extrêmement productifs, et d’une communauté qui, pour la première fois, a montré un intérêt généralisé pour l’art contemporain dans le pays. Le travail de cette génération revêt une importance particulière, car il a contribué à un changement important dans la pratique ainsi que dans la présence internationale de l’art contemporain mexicain. Ce groupe d’artistes a participé à plusieurs espaces de production créative et de diffusion, ce qui a complètement rompu avec le discours accepté des générations précédentes. Parmi ces personnalités, outre Artigas, on trouve des artistes en arts visuels qui, comme lui, ont une participation prépondérante sur la scène artistique internationale d’aujourd’hui. Pour citer quelques noms, nous avons Gabriel Orozco, Teresa Margolles, Damián Ortega et Carlos Amorales. Exposé à l’émergence de nouvelles techniques, de nouvelles idées et d’échanges avec le monde de l’art mondial, ce groupe a été fondamental pour l’évolution du dialogue que l’art mexicain a tenu avec la tradition, les institutions et les espaces de diffusion de produits culturels.

Artigas a eu une carrière très variée, non seulement en termes de thèmes, mais également en termes de formes. Dans son travail, nous voyons différents éléments, de la création de machines imitant les actions humaines au film projeté sur un rideau de sable, des intervenants avec des dialogues entre Les groupes autochtones Tzeltal, Tzotzil et Innuit, à des actions dans lesquelles il représente des réflexions conceptuelles à travers des personnes. Son travail avec des actions prend plus amplement corps dans ses pièces de jeu, comme on peut le voir dans « The Rules of the Game » présenté à la Biennale de Venise en 2001, où il nous amène à réfléchir aux notions de coexistence, de politique et de géographie. limites

Il y a un an, lors d’un atelier avec nous à ICE, Artigas nous a confié que lors d’un voyage en Russie, j’avais trouvé la statue d’un soldat russe dans un parc. Cette statue était tachée parce qu’ils avaient jeté un seau de peinture rouge dessus. Artigas a pris une photo de cette sculpture et a séparé numériquement la peinture rouge de l’objet. Ce faisant, qu’est-ce qui se passe si je sépare cette peinture sablée de l’objet? Il se trouve, répond Artigas, que ce n’est qu’une forme de geste. Gustavo transfère ensuite cette pensée à la production artistique et se demande si la même chose se produit lors de la création d’une œuvre d’art; si l’art n’est pas qu’un simple geste.
Après avoir développé tant d’œuvres à base conceptuelle, la fonction réelle du fondement argumentatif de l’art est remise en question et l’attention est portée sur la forme … «